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Ton sac plein de cailloux !



Tu en as un. Un sac. Un sac en toile de jute. Tu n’en es probablement pas conscient. Personne ne t’en a parlé. Peut-être même que tu ne t’en rappelles pas.
Mais on te l’a donné. Un sac. Bien, sûr, un sac rêche.
Tu avais besoin du sac pour porter des cailloux. Des roches, de gros cailloux, de petits galets. De toutes les formes, et de toutes les tailles. Il n’y en est aucun que tu aies cherché. Tu ne les as pas demandés. Tu ne les as pas voulus. Mais ils t’ont été donnés. Tu ne t’en rappelles pas ?

Certaines sont des roches de rejet. Celui-là tu l’as reçu lorsque cela n’a pas été avec l’équipe. Et ce n’est pas parce que tu n’as pas essayé. Le ciel sait combien de mal tu t’es donné. Tu pensais que tu étais assez bon pour l’équipe, mais l’entraîneur pensait différemment. Les sélectionneurs avaient d’autres pensées également. Tu pensais être assez bon mais ils ont dit que non. Eux, et combien d’autres ?
Tu n’as pas à vivre longtemps pour accumuler une collection de pierres : de mauvaises notes, de mauvais choix, échouer dans quelque chose. On te donne quelques surnoms, on te ridiculise, on t’insulte.

Les pierres ne s’arrêtent pas après l’adolescence. Cette semaine j’ai lu l’histoire d’un homme au chômage qui, après plus de 50 entretiens, n’avait toujours pas trouvé de travail.

Et le sac s’alourdit. Pleins de pierres. Des pierres de rejet. Des pierres que nous ne méritons pas. Ensemble avec quelques unes que nous avons méritées.

Regarde dans le sac, et tu verras que tous les cailloux ne sont pas le résultat de rejets. Il y a une autre espèce de cailloux. Les cailloux du remords.

Remords au sujet des occasions où tu t’es mis en colère.
Remords pour le jour où tu n’as pas su te maîtriser.
Remords au sujet du moment où tu as perdu ta fierté.
Remords au sujet des années où tu as perdu tes priorités.
Et remords même au sujet de l’heure où tu as perdu ton innocence.

Une pierre après l’autre, une pierre de culpabilité après l’autre. Et après un certain temps le sac s’alourdit. Nous nous fatiguons. Comment peux-tu rêver de l’avenir lorsque toute ton énergie est utilisée pour porter le passé ?

Pas étonnant que les gens aient l’air si triste. Le sac entrave leur marche. Le sac les irrite. Cela explique l’irritation sur tant de visages ; la léthargie dans tant de pas, les épaules voûtées, et par-dessus tout, la désespérance liée à tant d’actions. La recherche d’une petite pause nous occupe à l’exclusion de tout le reste.

C’est la raison pour laquelle tu emmènes le sac au bureau. Tu penses travailler si dur que tu oublieras le sac. Tu commences tôt le matin et finis tard le soir. Les gens sont impressionnés. Mais lorsque l’heure arrive de rentrer chez toi, le sac t’attend. Il faut le ramener à la maison.



Tu portes le sac lorsque tu te détends. Tu le mets par terre, tu t’assieds et prends quelques boissons. La musique devient plus forte et tu te sens plus léger. Mais l’heure arrive où il faut partir, et lorsque tu regardes par terre, le sac est là.

Tu le traînes avec toi chez le thérapeute. Tu t’assieds sur le fauteuil avec le sac à tes pieds et tu jettes toutes les pierres par terre en les nommant une par une. Le thérapeute écoute. Avec empathie. Il donne quelques conseils pratiques. Mais lorsque l’heure a passé, tu dois ramasser toutes les pierres une par une et les ramener avec toi.

Tu es tellement désespéré que tu essaies de partir un week-end. Un peu d’excitation. Une étreinte risquée. Une nuit de passion volée. Et pour un instant, le sac s’allège. Mais le week-end se termine. Le jour s’éteint et le lundi quelque chose t’attend là, oui, c’est bien lui, le sac du rejet et du remords.

Certains d’entre nous emmènent même le sac à l’église. Peut-être la religion aidera-t-elle, pensons-nous. Mais au lieu de retirer quelques pierres, le prédicateur qui ne sait pas de quoi il retourne, ajoutera peut-être quelques cailloux aux tiens. Les messagers de Dieu causent parfois plus de peine qu’ils n’apportent de soutien. Alors, parfois, tu quittes l’église avec quelques nouveaux cailloux dans ton sac.

Résultat ? Quelqu’un qui trébuche à travers la vie, chargé de son passé. Je ne sais si vous l’avez remarqué, mais il est difficile de prêter attention aux autres si on a un sac lourd sur son dos. Il est difficile d’encourager les autres lorsque soi-même on attend un peu d’encouragement.

Il est difficile de pardonner lorsqu’on se sent coupable.

Paul a dit quelque chose d’intéressant au sujet de la manière dont nous traitons les gens. Il l’a dit au sujet du mariage mais le principe s’applique à chaque relation… Ephésiens 5. 28 « Celui qui aime sa femme s’aime lui-même… ». Il y a un lien entre la manière dont nous nous considérons et celle dont nous considérons les autres. Si tu as la paix intérieure, si tu t’estimes, tu t’entendras bien avec les autres.

Le contraire est vrai également. Si tu ne t’aimes pas, si tu as honte ou es gêné, en colère contre toi, d’autres le sentiront. La tragédie de l’histoire du sac de pierres est que nous avons tendance à jeter les pierres sur ceux que nous aimons. A moins que le cercle vicieux soit brisé. Ceci nous amène au point crucial : « Où trouver le repos ? ».

Et cela nous amène à une des plus merveilleuse invitation de la Bible.

Matthieu 11. 28-30 : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger ».

Vous saviez que j’allais en venir là. Je peux vous voir montrer ce morceau de papier et secouer la tête. « J’ai essayé. J’ai lu la Bible, je suis allé à l’église, mais je n’ai jamais trouvé le repos ». Si tel est le cas, je veux vous poser une question délicate mais nécessaire : se peut-il que vous vous soyez adressé à la religion et non à Dieu ? Se peut-il que vous soyez allé à l’église mais que vous n’y ayez jamais vu Christ ? Le verset dit : « Venez à moi ».

Il est facile de se tromper d’adresse. Ce n’est pas comme si vous n’aviez pas essayé. Cela fait des années que vous avez essayé de vous débarrasser de votre passé : alcool, relations, travail et religion. Jésus dit qu’il est la solution pour les âmes fatiguées. Allez à Lui. Soyez honnête avec Lui. Reconnaissez que vous avez des secrets que vous n’avez pas encore mis à la lumière. Il les connaît déjà. Il attend à ce que vous Lui demandiez de l’aide. Il attend que vous lui apportiez votre sac. Alors, venez. Vous serez content de l’avoir fait. Et vos proches seront contents également. Il est difficile de lancer des pierres lorsqu’on a laissé son sac à la croix.

Que Dieu vous bénisse.

 

 MAJ le 27/05/2006

 Par Admin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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