|

Princesses
impatientes
Pousser le rocher
La caverne
Ton sac plein de cailloux 
7 mensonges
Kezako ?
Mariage et urgence
|
Ton sac plein de cailloux !
Tu en as un. Un sac. Un sac en toile de jute.
Tu n’en es probablement pas conscient. Personne ne t’en a parlé. Peut-être même
que tu ne t’en rappelles pas. Mais on te l’a donné. Un sac. Bien, sûr, un
sac rêche. Tu avais besoin du sac pour porter des cailloux. Des roches, de
gros cailloux, de petits galets. De toutes les formes, et de toutes les tailles.
Il n’y en est aucun que tu aies cherché. Tu ne les as pas demandés. Tu ne les as
pas voulus. Mais ils t’ont été donnés. Tu ne t’en rappelles pas ?
Certaines sont des roches de rejet. Celui-là tu l’as reçu lorsque cela
n’a pas été avec l’équipe. Et ce n’est pas parce que tu n’as pas essayé. Le ciel
sait combien de mal tu t’es donné. Tu pensais que tu étais assez bon pour
l’équipe, mais l’entraîneur pensait différemment. Les sélectionneurs avaient
d’autres pensées également. Tu pensais être assez bon mais ils ont dit que non.
Eux, et combien d’autres ? Tu n’as pas à vivre longtemps pour accumuler une
collection de pierres : de mauvaises notes, de mauvais choix, échouer dans
quelque chose. On te donne quelques surnoms, on te ridiculise, on t’insulte.
Les pierres ne s’arrêtent pas après l’adolescence. Cette semaine j’ai lu
l’histoire d’un homme au chômage qui, après plus de 50 entretiens, n’avait
toujours pas trouvé de travail.
Et le sac s’alourdit. Pleins de pierres.
Des pierres de rejet. Des pierres que nous ne méritons pas. Ensemble avec
quelques unes que nous avons méritées.
Regarde dans le sac, et tu verras
que tous les cailloux ne sont pas le résultat de rejets. Il y a une autre espèce
de cailloux. Les cailloux du remords.
Remords au sujet des occasions où
tu t’es mis en colère. Remords pour le jour où tu n’as pas su te maîtriser.
Remords au sujet du moment où tu as perdu ta fierté. Remords au sujet
des années où tu as perdu tes priorités. Et remords même au sujet de l’heure
où tu as perdu ton innocence.
Une pierre après l’autre, une pierre de
culpabilité après l’autre. Et après un certain temps le sac s’alourdit. Nous
nous fatiguons. Comment peux-tu rêver de l’avenir lorsque toute ton énergie est
utilisée pour porter le passé ?
Pas étonnant que les gens aient l’air si
triste. Le sac entrave leur marche. Le sac les irrite. Cela explique
l’irritation sur tant de visages ; la léthargie dans tant de pas, les épaules
voûtées, et par-dessus tout, la désespérance liée à tant d’actions. La recherche
d’une petite pause nous occupe à l’exclusion de tout le reste.
C’est la
raison pour laquelle tu emmènes le sac au bureau. Tu penses travailler si dur
que tu oublieras le sac. Tu commences tôt le matin et finis tard le soir. Les
gens sont impressionnés. Mais lorsque l’heure arrive de rentrer chez toi, le sac
t’attend. Il faut le ramener à la maison.

Tu portes le sac lorsque tu te
détends. Tu le mets par terre, tu t’assieds et prends quelques boissons. La
musique devient plus forte et tu te sens plus léger. Mais l’heure arrive où il
faut partir, et lorsque tu regardes par terre, le sac est là.
Tu le
traînes avec toi chez le thérapeute. Tu t’assieds sur le fauteuil avec le sac à
tes pieds et tu jettes toutes les pierres par terre en les nommant une par une.
Le thérapeute écoute. Avec empathie. Il donne quelques conseils pratiques. Mais
lorsque l’heure a passé, tu dois ramasser toutes les pierres une par une et les
ramener avec toi.
Tu es tellement désespéré que tu essaies de partir un
week-end. Un peu d’excitation. Une étreinte risquée. Une nuit de passion volée.
Et pour un instant, le sac s’allège. Mais le week-end se termine. Le jour
s’éteint et le lundi quelque chose t’attend là, oui, c’est bien lui, le sac du
rejet et du remords.
Certains d’entre nous emmènent même le sac à
l’église. Peut-être la religion aidera-t-elle, pensons-nous. Mais au lieu de
retirer quelques pierres, le prédicateur qui ne sait pas de quoi il retourne,
ajoutera peut-être quelques cailloux aux tiens. Les messagers de Dieu causent
parfois plus de peine qu’ils n’apportent de soutien. Alors, parfois, tu quittes
l’église avec quelques nouveaux cailloux dans ton sac.
Résultat ?
Quelqu’un qui trébuche à travers la vie, chargé de son passé. Je ne sais si vous
l’avez remarqué, mais il est difficile de prêter attention aux autres si on a un
sac lourd sur son dos. Il est difficile d’encourager les autres lorsque soi-même
on attend un peu d’encouragement.
Il est difficile de pardonner
lorsqu’on se sent coupable.
Paul a dit quelque chose d’intéressant au
sujet de la manière dont nous traitons les gens. Il l’a dit au sujet du mariage
mais le principe s’applique à chaque relation… Ephésiens 5. 28 « Celui qui aime
sa femme s’aime lui-même… ». Il y a un lien entre la manière dont nous nous
considérons et celle dont nous considérons les autres. Si tu as la paix
intérieure, si tu t’estimes, tu t’entendras bien avec les autres.
Le
contraire est vrai également. Si tu ne t’aimes pas, si tu as honte ou es gêné,
en colère contre toi, d’autres le sentiront. La tragédie de l’histoire du sac de
pierres est que nous avons tendance à jeter les pierres sur ceux que nous
aimons. A moins que le cercle vicieux soit brisé. Ceci nous amène au point
crucial : « Où trouver le repos ? ».
Et cela nous amène à une des plus
merveilleuse invitation de la Bible.
Matthieu 11. 28-30 : « Venez à moi,
vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon
joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ;
et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau
léger ».
Vous saviez que j’allais en venir là. Je peux vous voir montrer
ce morceau de papier et secouer la tête. « J’ai essayé. J’ai lu la Bible, je
suis allé à l’église, mais je n’ai jamais trouvé le repos ». Si tel est le cas,
je veux vous poser une question délicate mais nécessaire : se peut-il que vous
vous soyez adressé à la religion et non à Dieu ? Se peut-il que vous soyez allé
à l’église mais que vous n’y ayez jamais vu Christ ? Le verset dit : « Venez à
moi ».
Il est facile de se tromper d’adresse. Ce n’est pas comme si vous
n’aviez pas essayé. Cela fait des années que vous avez essayé de vous
débarrasser de votre passé : alcool, relations, travail et religion. Jésus dit
qu’il est la solution pour les âmes fatiguées. Allez à Lui. Soyez honnête avec
Lui. Reconnaissez que vous avez des secrets que vous n’avez pas encore mis à la
lumière. Il les connaît déjà. Il attend à ce que vous Lui demandiez de l’aide.
Il attend que vous lui apportiez votre sac. Alors, venez. Vous serez content de
l’avoir fait. Et vos proches seront contents également. Il est difficile de
lancer des pierres lorsqu’on a laissé son sac à la croix.
Que Dieu vous
bénisse.
|
MAJ le 27/05/2006
|
|
Par Admin
|
|
|